LA MAISON DE FRANCE à SFAX

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  • J'ai reçu mission de la Maison de France à Sfax de concevoir, organiser et de promouvoir ce concours photo pour la défense et la gloire de l'Olive de Tunisie. Jean-Loup de Sauverzac, Ariste, photographe et plasticien.

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  • R001-006-b
  • olivier et palmier, toute l'histoire ancienne de l'arbre da
  • Fleurs et fruits en meme temps olivier (1) copie
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  • Pas plus g√©n√©reux que l'olivier, hormis l'homme qui

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Texte Libre

Poêmes sur l'olivier

"La nourriture que je préfère c'est l'huile d'olive et le thym"

Mahmoud Darwisch


Si l'olive se souvient de son planteur
Son huile se transformera en larmes
Oh ! sagesse des ancêtres, notre corps
pour vous deviendra un habit de protection.
On va éplucher les épines par nos cils
et on va couper la tristesse
et l'enlever de notre terre.
L'olivier conservera sa couleur verte à jamais
et rentrera dans la terre comme une arme

Mahmoud Darwich
 


*  *  *

L’olivier amer
On ne m’avait pas dit
que l’olivier était mon grand-père
ses bras ridés couverts de rugueuse peau,
un visage lumineux un fixer obscur.
Il me reconnaît même de loin

Il secoue ses branches et frémissent ses feuilles
On dit que grand-père l’avait planté avant sa mort.
Autant vigoureux dans le tronc, autant délicieux le parfum
ses petites feuilles jamais sans un grand sourire…
On ne m’avait pas dit que c’était mon grand-père
ses feuilles argentées brûlaient pour moi comme de l’encens
le plus cher grand-père l’olivier amer.

 

Mehmet Yashin
*  *  *

 

Dans le film de Liana Badr, Zeytouna (L’Olivier), qui se déroule en Palestine, les femmes défendent leurs arbres contre les déracinements effectués par les Israéliens, parce que l’olivier est l’une des ressources économiques et des conditions de survie du peuple palestinien, mais aussi parce que là où il y a un olivier, il y a un lieu. Déraciner un arbre signifie annuler un lieu, qui redevient ainsi espace sans mémoire, sans histoire, sans repère.

 

*  *  *

 

Je suis née d’un silence
entre la mer et l’olivier
Le mystère d’une étoile errante
me protège de moi-même
Je suis née d’un silence
entre la mer et l’olivier
Du rythme des vagues
et de l’enfance de la lumière.

Amina Said

*  *  *

Dans l’éclat vernissé des poussières
Et des sentes de pierres,
Dans l’ocre aridité de la terre ancestrale,
Quand le sol asséché se convulse à forer
Les sources des racines,
S’élance aux aplats de lumière
La fourberie tenace de la sève

Olivier maculé du suint lourd des troupeaux
Et des laines graisseuses,
Olivier vitriolant l’arrogance de l’ordre,
Olivier scarifié des affres de bouture,
Ton indifférence séculaire s’émonde
D’un tremblé d’aube lente
D’une ligneuse effervescence de torsades et de branches
Qui émascule l’arpentage de tes plants
Dans le noueux de tes plaies divergentes

Le temps d’avant le temps s’avilit
De tes ultimes fleuraisons
Pour l’émergence frugifère du retour des saisons.
Rameau de la colombe sur l’Arche de Noé
Tu fructifias l’alliance de l’homme et du pardon.

Des soutes phéniciennes aux rives de la Crète
Du val de la Bekka aux plaines almoravides
Et de Kalamata aux confins de l’Attique,
Tu conquiers les pays de la mer du milieu
Et l’huile de ton fruit dans l’ombre des amphores
S’insinue au mortier des cryptes Pharaoniques

Des dieux archaïques tu fus la joute jalouse
Quand la fourche du tronc, de Pallas le don,
Supplanta le trident du vain Poséidon.
Et de l’Unique
Tu recueillis l’angoisse sans sommeil
Comme le basilic le sang du Golgotha

Les terrasses conquises aux pentes des maquis
Par la sueur et l’effort des hommes de patience
Ont cerné l’oléastre aux rebelles frissons
Pour l’ardeur de la meule et le secret des lampes

Arbre tutélaire de notre vain passage
Tu prolonges le geste de t’avoir semé
Au-delà de nos morts pour la magnificence
De nos gloires de cendre et de la terre aimée

Alain Hanquez

*  *  *


Clair et léger est l'arbre dans l'air.
Et pourquoi au plus profond du coeur
Sa beauté nous touche, tu ne le sais pas
Nous ne le savons pas,
L'olivier ne le sait pas .
Fines feuilles, maigres rameaux, troncs creux
Racines tordues, fruit petit,
Et voici qu'un Dieu ineffable
Resplendit dans sa pâleur.

Gabriele  D' Annunzio



L'olivier
Bel olivier, cher compagnon de mon enfance !
Par tous les temps, tu m'as toujours offert défense
Dans le chagrin, contre l'ennui et les offenses.

Je venais m'abriter dans les creux de ta hanche.
Tu balayais ma peine d'un revers de ta branche.
Et dans le vent filtré j'écoutais ma revanche.

Tu prenais du soleil la chaleur qui endort,
Tu laissais à tes pieds se répandre ses ors.
Qu'il était doux s'étendre à l'ombre de tes stores!
Sur ton tronc torturé, tes souples branches dansent
Et leur mêlée nous cache, en battant la cadence,
Si celle qui finit là, de ce côté commence.

Roi de l'aride steppe, tu en fais champs fertile.
Car tu es arbre et comment l'arbre peut-il
Etre si beau quand ciel et terre lui sont hostiles ?
Quand à ton sol la soif fait que l'herbe se meurt,
On laboure à l'entour, comme fait le semeur
Pour couler dans ta sève les nuées de la mer.

Et tes feuilles d'argent sur tes rameaux posées
Recueillent du matin les gouttes de rosée
Et rangent de riches perles en collier d'épousée.

Tu éclairas le monde, ses temples, ses chemins.
Tu es l'arbre du pauvre, tu adoucis son pain.
Sans toi serait brouet le banquet des rupins.

Dans ma pensée tu es présent à tous mes âges.
Dans les jardins, dans la forêt, dans le pacage.
Tous mes chemins passèrent à travers ton bocage.

Tu es l'arbre du peuple, des princes et des morts,
Mais au fond de mon âme qui là-bas rôde encore,
Tu es de ma jeunesse le plus beau des décors.

André Laperrouzaz

*  *  *


La colombe dans l'olivier

La colombe dans l'olivier
Ne froisse plus son aile blanche ;
Sous le soleil de ce dimanche
L'Amour peut tout pacifier.

Quel lumineux jour de janvier !
Sur le rameau vert qui se penche
La colombe dans l'olivier
Ne froisse plus son aile blanche.

Pour la revoir fructifier
J'ai retaillé la vieille branche,
Sans hésiter, la coupe franche ;
L'empêchant de crucifier
La colombe dans l'olivier.

Maurice Alain Floch
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